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Said Gatsaev : « Je suis à toi, ma Tchétchénie »

Ajouté par on Monday, 13 January 2014.    390 views Aucun commentaire
Said Gatsaev : « Je suis à toi, ma Tchétchénie »

Said Gatsaev naît le 2 décembre 1938 à Dichni-Vedeno. Son parcours d’écrivain n’a pas été facile. En 1944, à l’âge de 6 ans, il est déporté avec son peuple. Il grandit au Kazakhstan, loin de sa patrie natale. Il commence à écrire en 1957. Il fait partie de cette vague de poètes tchétchènes qui sont venus à la littérature dans les années 1960. Il écrit dans différents genres : contes, fables, pièces de théâtre, histoires d’amour, poèmes pour enfants, sur l’audace et le courage, sur les « qonakhs » (Note du traducteur : Hommes tchétchènes vertueux se comportant selon un code d’honneur, le code « qonakh ».)… Mais deux thèmes tiennent une place particulière dans son œuvre :

La première et la plus importante est la poésie consacrée à sa patrie – « Daymokhk », « Nokhtchiytcho », « Tchétchénie » :
« Je suis à toi, ma Tchétchénie », « Où es-tu où es-tu ma Tchétchénie ? », « Encore la Tchétchénie », « Nokhtciycho- Chema », « Mon Dichni- Vedeno ».

Ce n’est pas par hasard si j’ai choisi ce titre pour l’article sur le poète Said Gatsaev. Une personne qui n’appartient pas vraiment à sa patrie, qui n’a pas de liens étroits avec elle ne pourrait écrire ces lignes-là :

Je suis à toi ma Tchétchénie,
Tu es à moi ma Tchétchénie.
Tu fais l’admiration de mon cœur,
Étalon de ma générosité…

La poésie de Saïd est un émouvant entretien avec sa patrie. Il lui fait la conversation, il la cajole parfois et d’autres fois, dans les moments difficiles, il compatit à sa douleur :

Par le feu tu es passée
Dans le feu tu es brûlée
Les malheurs par ton sort infligés
Tu les supportes depuis des années.
Ton cœur par personne n’est apaisé
La consolation par personne ne t’est donnée
Qui peut songer à t’épargner ?
Qui de ta douleur voudra s’emparer ?
Je t’aime, ma douce Tchétchénie.
J’ai tant besoin de toi,
Ma douce Tchétchénie.
A chaque mot assaillant
Ton cœur est blessé
A chaque coup méchant
Ton corps est blessé
Toutes tes contrées
De blessures sont marquées
Je ne sais pas,
Que pourrai-je faire sans toi.
Ma patrie, ma patrie,
Que je meure pour toi.
En dehors de toi
De nulle richesse je n’ai besoin.

Par ailleurs, il y a, dans la poésie de Saïd Gatsaev, de nombreux poèmes consacrés au printemps. Il éprouve des sentiments particuliers pour cette saison. De même que la nature renaît, il voudrait que les pensées et la vie des gens soient éclairées joyeusement par la saison :

Comme il est bon
Que le printemps soit arrivé.
Les cœurs à l’abandon
Il a soulagé.

Depuis le 13 décembre 2013, Saïd Gatsaev n’étant plus de ce monde, les condoléances le concernant devraient être présentées à Nokhchiycho, qu’il a aimé de tout son cœur.

Nokhchiycho, aujourd’hui encore un de tes fils est décédé… Un fils qui t’a tant aimé, qui était ravi d’être né sur ton sol, qui a tant prié pour toi, qui a fait de toi la boussole de sa poésie et de sa vie, qui a fait vœu de te chanter et te célébrer et qui n’a jamais dévié de cette voie, une fois choisie pour la vie.

Lorsque quelqu’un meurt, la terre ne s’arrête pas de tourner et la vie continue… Elle continue si bien, que les gens ne respectent aucun silence devant un cimetière.

On ne pense même plus à la personne que le défunt a été, à ses joies et ses tristesses passées. C’est une époque bien étrange.

Mais la perte de quelqu’un comme Saïd nous apprend le poids de la détresse. Sans chercher à se mettre en avant, sans essayer de se faire remarquer, sans créer de problème pour son entourage, il chantait de tout son cœur dans ses poésies, son peuple et son Daymokhk. Avec toute la richesse de notre langue, il a toujours vanté la nature qui l’enchantait comme un enfant. La terre devient incolore lorsqu’une personne comme cela disparaît. Peut-être n’est-t-il pas permis à tout le monde d’apprécier sa poésie, mais une fois que l’on a pris connaissance de ces lignes-là :

Comme il est bon
Que le printemps soit arrivé.
Les cœurs à l’abandon
Il a soulagé.

… on ne peut se réjouir de l’arrivée du printemps sans penser à la personne qui l’a si bien chantée. Tu es témoin ma Nokhchiycho, de tout ce qu’il t’a confié… Te rappelles-tu… ? :

Daymokhk, de mon âme as-tu besoin ?
Oui, si c’est celle d’un Homme.
Daymokhk, de mon cœur as-tu besoin ?
Oui, si c’est celui d’un Homme.
D’une âme je n’ai pas besoin
Si je ne suis pas prêt à te l’offrir.
D’un cœur je n’ai pas besoin
Si je ne veux pas, Daîmokhk, te l’offrir.

Saïd Gatsaev garde des souvenirs très amers de la déportation en Sibérie. Il a consacré des poèmes à cette période tragique de l’histoire de son peuple :

Et si nous y allions maintenant ?
Nous en avons le droit, finalement
L’injustice que nous avons supportée
Est enfin terminée.
Ces années amères
Sont terminées,
Qui nous ont de nos proches séparés
Et de notre terre…

La joie d’être autorisé à rentrer chez soi, dans sa patrie, se mêle à la tristesse …

De leurs pierres tombales privées,
Les tombeaux de nos proches sont restés.
Ce sont d’âpres années
Que nous avons endurées.
A tous ceux, enterrés ici,
Sans savoir qui est qui,
Pendant et après la vie,
La chance n’a pas souri.
Nous avons appris qu’au pays
De nos ancêtres les mausolées
Ont été profanés,
Les stèles en ayant été ravies
Ces pierres transformées
En ponts routiers
Où les voitures en roulant
Bousculent le vent…

Si l’on ne peut pas faire ce que l’on veut, on fait ce que l’on peut, dit-on.

Il n’est pas donné à tous d’atteindre ses objectifs avant de quitter ce monde, il reste des regrets de ne pas être allé jusqu’à l’accomplissement de ses projets.

Peut-être Saïd n’a-t-il pas réalisé tous ses projets. Mais une chose est sûre : il était si généreux qu’il pouvait spontanément donner son âme et tout ce qu’il possédait à quelqu’un qui était dans le besoin.

Je ne sais pas, Tchétchénie… Je ne sais pas… Tu as enterré beaucoup de tes fils… Tu as reçu beaucoup de condoléances pendant l’enterrement de tes qonakhs.

C’est une condoléance de plus, qu’on te présente pour ton fils, qui t’a aimé de tout son cœur, qui était ton chanteur :

– Existe-t-il une chose plus précieuse que l’âme ?
– C’est le cher Pays ! lui répondit-on.

– Qu’est-ce qui compte le plus au moment de rendre l’âme ?
– C’est le cher Pays ! lui répondit-on.

– Tu es si remarquable, mon Pays
Qu’au moment même de l’agonie
Vers toi se tournent nos pensées.
Que la force me soit accordée
De ne pas t’oublier
Jamais.

Ces vers sont les condoléances de ton chanteur qui glorifie la patrie et la nature.

Il n’a jamais de cessé les aimer et ne s’en ai jamais éloigné.

À vous, la Tchétchénie, la nature et la terre, que le poète a quittés, je dis « Que Le Très Haut de vous accorde réconfort et compassion. Que Dieu répands sur lui Sa Miséricorde et Sa Bénédiction ».

La Tchétchénie, la nature et la terre, gardez son nom dans vos mémoires, le nom du fils qui n’imaginait pas la vie sans vous.

Auteur : Petimat Petirova
Poète et écrivain, adjointe du rédacteur du magazine « Crépuscules d’’Islam », Groznyï

Traduction : Kissa Gatsaeva, Martine Scolan.

Ci-dessous, le texte original en Tchétchène

« Со-м хьан варе Нохчийчоь… »

Гацаев Саь1ид вина 1938 шарахь 2 декабрехь Дишни-Веданахь. Атта ца хилла яздархочун дахаран некъ. Ялх шо кхачаза волу Саь1ид, къам махках даьккхинчу хенахь, махках къастийна. Казахстанан аренашкахь д1аяхана цуьнан бералла. Саь1ид язъян волавелла 1957 шарахь. 60-г1а шераш дуьйлалуш нохчийн литературе баьхкинчу яздархойх цхьаъ ву Гацаев Са1ид.

Бен-бен жанраш а, теманаш а хилла цуьнан кхоллараллехь. Стогаллех, къонахех, безамах лаьцна а, берашна лерина байташ, туьйранаш, баснеш, поэмаш, вайн театрехь х1иттийна пьесаш…

Делахь а Саь1идан кхоллараллехь къаьсстина тидам т1ебохуьйтуш ши тема ю. Хьалхара, коьртаниг, шен хьомсарчу Даймахкана – Нохчийчоьнна – язйина байташ ю. Царах, вайна евзачарех а, езачарех а ю «Со-м хьан варий, Нохчийчоь», «Мичахь ю, мичахь ю, сан хьоме Нохчийчоь ? », «Юха а Нохчийчоь», «Нохчийчоь – Шема», иштта кхин а, цхьамогг1а. Ларамза дац ас кху дийцаран ц1е а ишта йиллар. Боккъал а, Нохчийчоьнан воцчуьнга, цуьнца ийна воцчуьнга, яз а лур яц иштта хаза, дагах кхеташ:

Со-м хьан варий, Нохчийчоь,
Хьо-м сан ярий, Нохчийчоь,
Хьо-м сан деган шовкъ ярий,
Сан марзонан кеп ярий…
(Ты же сердца моего восторг, Эталон для моего радушия)

Цхьа тамашийна ду Са1идан Нохчийчоьне а, Нохчийчоьнах а дийцар – цуьнга дуьйцучохь, бер санна и хьоьстуш, цуьнах дуьйцучохь – халачу муьрехь, цо мел лайнарг далхош…

Хьо цIерга хIоьттина,
Хьо цIаро еттина,
Воно, тIехIоьттина,
Хьан барт мел хиттина.
Дог эца стаг вац хьан,
Са тедан стаг вац хьан,–
Къа хета мила ву?
Хьоьх лаза мила ву?
Суна-ма езара хьо,
Сан мерза Нохчийчоь.
Суна-ма эшара хьо,
Сан мерза Нохчийчоь.
Вайн Далла еза хьо,
Сан мерза Нохчийчоь.
Мел готта хьийза хьо,
Сан мерза Нохчийчоь.
Вончара мел эриг
Хьан дагах кхеташ ду,
Вончара мел тухург
Хьан дегIах леташ ду.
ПIелг биллал меттиг яц
Хьуна тIехь чов йоцуш,
Суна-ма ца хаьа
Ас хIун дер хьо йоцуш.
Нохчийчоь, Нохчийчоь,
Со вала хьан къинна,
Ца бах ас, ца кхуьйкху
Кхин цхьана а рицкъанна.

Амма, к1еззиг яц Гацаев Саь1идан кхоллараллехь б1аьстенах лаьцна йолу байташ а. Оцу шеран хенан х1оттамаца цхьа ша тайпа юкъаметтиг ю авторан. Б1аьстенца самадолу хаза 1алам санна хила лаьа Саь1идана адамийн дог-ойла а, дахар а – иштта сема, самукъане :

Дика ду, бIаьсте,
Хьо яьлла,
Даг тIера гIайгIа
ДIаяьлла…

Тахана, Са1ид вайца воцуш, цунах лаьцна къамел Даймахкаца дан лаьа суна, цуьнах кадам а, цо шен сил дукха езаш, хьистинчу, Нохчийчоьне бан лаьа…

Нохчийчоь, тахана хьан к1ентех кхин цхьаъ а д1акъаьсти… Хьо езна, хьо хийла до1анашкахь ехна… хьох воккхавийна… Хьо хестор шен дахаран къилба а лерина, хьан илланча хила нигат а дина, цу нигатах ца вухуш, ваьхнарг, тахана вайца вац.

Адам делча, кхелхича, дуьне ца духу, дахар а ца соцу… Дахар-м хьовха, кешнашна т1ехволучун къамел а-м ца хеда, кешнашкахь гулбелла нах а болуш, д1авуллуш стаг гича, я шуьйрра, кевнаш а диллина, горга тезет х1оьттина, уьйт1е гича а. Цу стагах дисинчу дахарх ойла ян а йиш ца хуьлу, я цуьнан г1иллакхаш-г1уллакхаш листа, литта бала а ца кхочу. И стенах воккхавийна, и стенца ваьхна…и велийнарг, и велхийнарг х1ун ду а ца хаьа… Иштта цхьа кегаре зама ю-кх х1ара…

Амма, Саь1ид санна болу к1ентий вайх къаьстича, хаало, вайна юкъахь мел киртиг яьлла. Ас-со бохуш мохь а ца бетташ, воцург хила, я верг, ч1аг1вала г1ерташ, гонахарчаpна ницкъ а ца беш, тийна, тап-аьлла, шен халкъе, Даймахке болу безам шен иллешца гойтуш, догц1ена, бер санна, 1аламах воккхавеш, башхачу маттаца цуьнан исбаьхьалла хестош, хилла волу илланча д1аваьлча, хаало, мел басадолу х1ара дуьне. Цуьнан тидам бан массо а ца хила тарло са сема долуш, амма цуьнан байташца и 1алам дезаделларг 1алур ма вац дог ца доьлхуш, кхин цкъа а «Ма дика ду, баьсте, хьо яьлла» олуш, кхин цхьаъ а б1аьсте, воккхавуьш, т1еэца воцург, дагавеъча.

Хьо теш ю-кх, Нохчийчоь, цо хьайга дийцинчунна… Дагадог1ий хьуна…
– Даймохк,
Хьуна сан са оьший?
– Оьшу,
Адам хьо делахь!
– Даймохк,
Хьуна сан дог оьший?
– Оьшу,
Стеган и делахь!
Сан ма хуьлда,
И са дацахь,
Даймохк, хьуна дIадала!
Дог ма хуьлда,
И дог дацахь,
Даймохк, хьуна кхоадала!

1ийжамечу дагалецамех, шен бералла д1аяханчу, Сибрех лаьцна а ю Саь1ида байташ.
Дог лазарца, цунна дагаоьху и хала хан :

ХIан, дуьло, цIа гIо вай,
Вайн бакъо ели,
Вайна тIехь Iиткъина
Харцо дIаели,
ДIадевли и шераш
Вайна сел хьаьхна,
Махкаха, вовшаха
Вай къиза даьхна.

Ц1адерза бакъо елла хазахетар ийна г1айг1анца … :

Чурт доцуш дуьсу вайн
Кхузара кешнаш.
Цу къизчу шерашкахь
Къемато хьешнарш
Iахкар-кха царна чохь
Билгало яйна,
Дийна а, белча а
Дуьне ца тайна.

ДIахьаьжча, вайн цIера
И вайн дайн кешнаш
Чурт доцуш лаьтташ ду,
Дина шаьш аьршнаш:
Чартех тIеш техкина,
Некъаш деш чехка,
ТIех аьхна машенаш
Мох лоьцуш хехка…

Ма-хетта ца хилча, ма-торру бохуш къаьхьа-мерза дуучу кху дуьненахь, хетарг а хилла, уьш мел сирла елахь а, 1алашонашка а кхаьчна хьан лаьттан кийра ца вирзина-кх цхьа наггахь а стаг… Иштта нисделла хир ду-кх Са1идан дахар а, цхьадерг нислуш, кхидерг духуш…Шена ма-хетта, ма-луъу безачийн, бевзачийн ирс кхала а ларийна хир вац и, масане хуьлу дагахь доцурш а, дагахь дуьсурш а…Амма шеко йоцуш цхьаъ ду, шен дерг хьуна кхоор долуш а, шен са хьуна д1алур доцуш а-м ца хила иза.

Ца хаьа, Нохчийчоь, ца хаьа…дуккха а к1ентий лаьттах боьхкина ахь, дуккха а къонахех кадамаш схьаоьцуш тезетахь а лаьттина…Иштта рог1ера кадам бу-кх хьоьга, хьо доггах езначу к1антах, хьан илланчех…
– ХIун ду, хIун ду
Сил а мерза?
– Хьоме Даймохк! –
Элира,
– ХIун ду леш а
Шега верза? –
– Хьоме Даймохк! –
Элира,
– Даймохк, хьо ма
Башха хилла,
Леш а, дагахь
Латтабал?
Ло ахь суна
Оьзда гIиллакх,
Ас хьо цкъа а
Биц ца бал!

Иштта кадам бу-кх цу илланчас дезаш хьистинчу, хестийнчу 1аламе а…Цкъа а ша шух хервина, шу доцуш кхин амал ца хиллачу к1антах…

Стиглахь бода бац,
Седа бедда бац,
Де ду, сирла де, –
И ас декъалде.

Хьаьжна, велалуш,
Хецна волалуш,
Баце, коьллашка
Куьг луш тогIешкахь.

ЭхI, сан эсал мохк!
Хьуьнца сийна дохк.
Лепа куьзганах
Хьуьлла Гизгинехь…

Нохчийчоь, 1алам, илланчех дисина дуьне а, Дала къинхетам бойла-кх хьан к1антах, Дала везаш хьаша вина т1еоьцийла-кх и!

Нохчийчоь, 1алам, илланчас дезаш дитина дуьне а, тарлуш делахь…шайн дагалецамашкахь кхабалаш цуьнан ц1е… шаьш доцуш амал доцуш ваьхначу илланчин ц1е…

Петимат Петирова
Поэт, заместитель редактора журнала « Зори Ислама »

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