{"id":550,"date":"2012-09-21T11:38:06","date_gmt":"2012-09-21T08:38:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/?p=550"},"modified":"2012-10-21T11:53:45","modified_gmt":"2012-10-21T08:53:45","slug":"moi-j-etais-battue-les-autres-sont-battues-aussi","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/2012\/09\/21\/moi-j-etais-battue-les-autres-sont-battues-aussi\/","title":{"rendered":"Zara Mourtazalieva: &#8220;Moi j\u2019\u00e9tais battue, les autres sont battues aussi&#8221;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Reconnue coupable de terrorisme, la Tch\u00e9tch\u00e8ne Zara Mourtazalieva vient de sortir de la prison o\u00f9 elle a pass\u00e9 neuf ans et d\u00e9nonce la violence de l&#8217;administration des camps \u00e0 l&#8217;encontre des prisonni\u00e8res en Russie.<!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle n&#8217;avait que 21 ans lorsqu&#8217;elle a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9, en 2004, sous l&#8217;accusation d\u2019avoir voulu faire exploser un centre commercial de Moscou, \u00e0 proximit\u00e9 du Kremlin. Dans son sac, la police retrouve des plans du centre et des explosifs. La jeune femme affirme alors que ces objets ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9s dans son sac au commissariat, pendant qu\u2019elle \u00e9tait aux toilettes. D\u00e9tenue pendant 8 ans et demi, Zara Mourtazalieva, Tch\u00e9tch\u00e8ne, vient d&#8217;\u00eatre lib\u00e9r\u00e9e d&#8217;un camp situ\u00e9 en Mordovie (500 km \u00e0 l&#8217;est de Moscou). Aujourd&#8217;hui \u00e2g\u00e9e de 29 ans, Zara Mourtazalieva se confie au magazine russe <a href=\"http:\/\/newtimes.ru\/articles\/detail\/56871?sphrase_id=2225064\" target=\"_blank\"><em>The New Times<\/em><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times: Comment a d\u00e9but\u00e9 ton dernier jour en colonie p\u00e9nitentiaire?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva:<\/strong> Le 3 septembre, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9e en m\u00eame temps qu\u2019une autre d\u00e9tenue. Avant de nous laisser sortir, ils nous ont fouill\u00e9es trois fois \u2013 d\u2019habitude, il n\u2019y a qu\u2019une seule fouille. Ils nous ont d\u00e9shabill\u00e9es enti\u00e8rement dans un local sp\u00e9cial \u00e9quip\u00e9 de cam\u00e9ras. Ensuite, nous avons \u00e9t\u00e9 conduites chez le gyn\u00e9cologue et examin\u00e9es sur un fauteuil m\u00e9dical.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times: Qu\u2019est-ce que des d\u00e9tenus pourraient sortir d\u2019interdit depuis une prison?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva:<\/strong> Une plainte quelconque sign\u00e9e par une autre condamn\u00e9e, des num\u00e9ros de t\u00e9l\u00e9phone, des adresses. L\u2019administration a peur de toute information que pourrait sortir de la zone de d\u00e9tention. Dans les prisons des femmes, on ne trouve pratiquement pas de t\u00e9l\u00e9phones mobiles. Les femmes ont plus la trouille que les hommes. C\u2019est risqu\u00e9 aussi de trop parler \u00e0 tes proches, au parloir, parce qu\u2019il y a des micros. Nous sommes \u00e9cout\u00e9s en permanence. Et naturellement, quand une fille est lib\u00e9r\u00e9e, toutes les autres lui donnent les num\u00e9ros de leurs proches.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times: T\u2019a-t-on autoris\u00e9e \u00e0 emporter des notes, des lettres?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva:<\/strong> La directrice adjointe de la colonie, Tatiana Bezzoubova, a arrach\u00e9 de mon cahier presque la moiti\u00e9 des pages avec tous les num\u00e9ros et adresses. Et ce alors que le censeur avait, la veille, v\u00e9rifi\u00e9 toutes mes notes, tout lu et tamponn\u00e9 dans une enveloppe. Le matin, des filles de mon secteur sont venues me dire au revoir. Les gardiennes les ont chass\u00e9es : &#8220;Qu\u2019est-ce que vous voulez? Sortez d\u2019ici !&#8221;, assez grossi\u00e8rement. Beaucoup de filles ont pleur\u00e9. Deux Tch\u00e9tch\u00e8nes sont rest\u00e9es l\u00e0-bas, elles ont carr\u00e9ment pris le deuil : &#8220;\u00c7a y est, tu vas rentrer, tu vas voir la Tch\u00e9tch\u00e9nie, voir les montagnes, mais nous, va savoir quand on les reverra\u2026&#8221;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times: Remontons le temps, si tu veux bien : avril 2005. Tu arrives \u00e0 la prison. Tu es sous le coup de l\u2019article 205 \u2013 terrorisme, et tu es tch\u00e9tch\u00e8ne, et la guerre en Tch\u00e9tch\u00e9nie n\u2019est pas encore termin\u00e9e. Comment as-tu \u00e9t\u00e9 accueillie?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva:<\/strong> On m\u2019a mise directement sous mesure de pr\u00e9vention : &#8220;risque de s\u2019\u00e9vader&#8221;. Ce qui implique un contr\u00f4le sp\u00e9cial. Pendant six mois, j\u2019allais chaque jour pointer en salle de garde, et les gardiens n\u2019avaient honte de rien : &#8220;Les comme toi, faut les achever dans le ventre de leur m\u00e8re, vous tous, il aurait fallu vous an\u00e9antir!&#8221;. Jamais je n\u2019ai entendu des choses pareilles de la part des d\u00e9tenus. Mais je m\u2019effor\u00e7ais quand m\u00eame de ne pas trop me rapprocher des autres : je parlais avec deux-trois filles, c\u2019est tout. Je choisissais celles avec qui j\u2019avais des affinit\u00e9s de caract\u00e8re, morales, avec qui je travaillais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times: Tu as \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e quelques fois en isolation. Pourquoi?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva:<\/strong> La premi\u00e8re moiti\u00e9 de ma peine, je me battais, je croyais pouvoir changer les choses. Ensuite, je me suis simplement fatigu\u00e9e, j\u2019ai compris que tout est inutile, que le syst\u00e8me est \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des balles. Parce que si tu portes plaintes, les inspecteurs viennent, parlent avec toi, et ensuite, \u00e7a ne loupe pas, tu te retrouves en isolation pour 10 ou 15 jours. C\u2019est bien connu, apr\u00e8s l\u2019entretien avec les d\u00e9tenus, les inspecteurs vont dans le bureau du chef de la prison, prennent le th\u00e9 et puis s\u2019en vont. Ils sont tous li\u00e9s entre eux. Au d\u00e9but, je me plaignais du quotidien, des salaires bas, des coups.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times: Tu \u00e9tais battue?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva:<\/strong> Moi j\u2019\u00e9tais battue, les autres sont battues aussi. Tr\u00e8s brutalement. T\u2019as pas fait ta t\u00e2che journali\u00e8re, on te frappe, t\u2019as fait une infraction quelconque, on te frappe. Tu es convoqu\u00e9e, et ils te frappent \u00e0 coups de matraque. C\u2019est douloureux, et humiliant aussi. Mais tu ne peux rien prouver, parce qu\u2019\u00e0 l\u2019infirmerie le m\u00e9decin n\u2019enregistre pas les coups. Les m\u00e9decins ne vont jamais contre l\u2019administration de la colonie avec laquelle ils travaillent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times: Et \u00e7a a dur\u00e9 combien de temps?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva:<\/strong> L\u2019\u00e9t\u00e9 2005, des gens du comit\u00e9 contre la torture du Conseil de l\u2019Europe sont venus nous voir. Ils ont cach\u00e9 les plus actifs, mais ceux qui sont rest\u00e9s dans la zone ont compris que c\u2019\u00e9tait une commission \u00e9trang\u00e8re et ont commenc\u00e9 de raconter qu\u2019on les frappait, que dans la nourriture, tu peux trouver des souris, des rats. Ils ont parl\u00e9 aussi des bas salaires. Les \u00e9trangers ont not\u00e9 tout \u00e7a dans leurs cahiers. L\u2019administration a compris que \u00e7a n\u2019avait d\u00e9j\u00e0 plus de sens de nous cacher. On nous a laiss\u00e9 entrer dans la zone, et nous avons expliqu\u00e9 que les comme nous, les \u00ab terroristes \u00bb ne peuvent esp\u00e9rer ni lib\u00e9ration anticip\u00e9e, ni encouragement. Quand ils sont partis, deux-trois d\u00e9tenues ont \u00e9t\u00e9 mises \u00e0 l\u2019isolement. Mais ensuite d\u2019autres observateurs se sont mis \u00e0 venir r\u00e9guli\u00e8rement dans la zone, depuis Moscou et la repr\u00e9sentation locale du service f\u00e9d\u00e9ral d\u2019application des peines. Et au bout d\u2019un moment, ils se sont mis \u00e0 nous frapper moins souvent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais dans une autre prison de Mordovie, la IK-2, les femmes sont battues jusqu\u2019aujourd\u2019hui. Quand j\u2019\u00e9tais \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, j\u2019ai vu des femmes qui avaient \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9es, qu\u2019on amenait de l\u00e0-bas. Elles arrivent avec les reins bris\u00e9s, le cr\u00e2ne ouvert, les bras cass\u00e9s. Tout le monde se fiche de ces condamn\u00e9es. Ce ne sont pas leurs premiers s\u00e9jours en prison. Parmi elles, il y en a peu qui re\u00e7oivent des visites, qui ont des gens pouvant leur envoyer un avocat. Et toutes seules, elles ne portent pas plainte parce qu\u2019elles ont peur: une fois les inspecteurs partis, c\u2019est encore pire pour elles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times: Avec qui \u00e9tais-tu enferm\u00e9e?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva:<\/strong> Au tout d\u00e9but, quand je suis arriv\u00e9e, il y avait 800 femmes dans la prison, pour le secteur, on \u00e9tait 150\u2013160. Mais avec la r\u00e9forme r\u00e9cente, il n\u2019est rest\u00e9 chez nous que les premi\u00e8res arrivantes. Celles qui avaient \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9es avant ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es dans d\u2019autres prisons. Et \u00e7a a fait deux fois moins de monde. Je pense qu\u2019il y a, dans la zone, 80 % de femmes dont la condamnation n\u2019a pas de rapport avec ce qu\u2019elles ont fait. Une fille a chang\u00e9 un faux billet dans un magasin \u2013 elle prend cinq ans. Vol\u00e9 une patate chez le voisin \u2013 six ans, vol\u00e9 un poulet \u2013 autant. Et \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de toi, tu as une femme qui est l\u00e0 pour l\u2019article 105 (&#8220;assassinat&#8221;), qui a tu\u00e9, d\u00e9coup\u00e9 en morceaux, \u00e0 peine si elle n\u2019a pas mang\u00e9 sa victime, \u2013 elle a plaid\u00e9 coupable et elle fait six ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times: Comment se passe une journ\u00e9e dans la prison?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva:<\/strong> Tu es sous surveillance 24 heures sur 24. Il y a un an, dans les sections o\u00f9 nous dormions, ils ont install\u00e9 des cam\u00e9ras vid\u00e9o. Le matin, \u00e0 six heures moins le quart \u2013 le lever. La musique est branch\u00e9e, un premier groupe va \u00e0 l\u2019exercice. On travaille aussi les jours f\u00e9ri\u00e9s : deux semaines de travail, un jour de repos. On coud beaucoup : uniformes pour les ouvriers du b\u00e2timent, camouflage pour les soldats, vestes rembourr\u00e9es. J\u2019avais le salaire le plus \u00e9lev\u00e9 : 700-800 roubles par mois. En g\u00e9n\u00e9ral, c\u2019est 200\u2013300 roubles. Je couds bien : je n\u2019avais pas de mal \u00e0 faire ma norme journali\u00e8re. Et apr\u00e8s le travail : d\u00eener, toilette.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times : Et quand trouvais-tu le temps de r\u00e9pondre aux lettres ?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva :<\/strong> Tu fais tout \u00e7a par \u00e0-coups. L\u00e0-bas, je faisais aussi du yoga. Mais tout le temps libre qui t\u2019est accord\u00e9 dans la journ\u00e9e, c\u2019est de la profanation. Parce que les heures o\u00f9 tu es cens\u00e9e avoir un &#8220;temps libre&#8221;, tu te tapes obligatoirement un entretien th\u00e9matique : la chef du secteur, par exemple, qui te parle des m\u00e9faits de l\u2019alcoolisme. Tout le monde se rassemble dans la pi\u00e8ce de repos, et il faut \u00e9couter toutes ces conneries.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times : Comment la situation a-t-elle chang\u00e9 au fil des ann\u00e9es de ta d\u00e9tention ?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright\" src=\"http:\/\/www.waynakh.com\/eng\/wp-content\/uploads\/2012\/09\/zara-murtazaliyeva-with-her-mother-in-front-of-the-prison.jpg\" alt=\"\" width=\"144\" height=\"324\" \/>Zara Mourtazalieva :<\/strong> Si on compare, par exemple, ce qu\u2019on avait \u00e0 manger il y a huit ans et ce qu\u2019ils donnent aujourd\u2019hui, il y a une diff\u00e9rence, c\u2019est s\u00fbr. Ce qu\u2019on a \u00e0 manger aujourd\u2019hui, c\u2019est plus supportable. Mais dans la cuisine, dans la cantine, c\u2019est sale. Quand la commission vient, ils recouvrent le tout de toiles cir\u00e9es, mais sinon, l\u00e0-bas, c\u2019est la vraie mis\u00e8re, ils ne fournissent m\u00eame pas de produits d\u2019entretien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times : Que conseillerais-tu \u00e0 des femmes qui doivent aller en prison ?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva :<\/strong> Quand j\u2019ai \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e, j\u2019ai compris que jamais je ne montrerai mes faiblesses \u00e0 personne. Je pouvais pleurer toute la nuit, la t\u00eate enfonc\u00e9e dans l\u2019oreiller. M\u00eame quand on est tr\u00e8s mal, il faut se dire qu\u2019on t\u2019attend dehors, en libert\u00e9, que l\u00e0-bas, on t\u2019aime, il faut trouver un sens \u00e0 la vie. Juste se battre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>New Times : Qu\u2019est-ce que tu vas faire maintenant ?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Zara Mourtazalieva :<\/strong> Je vais aller \u00e0 la maison \u2013 en Tch\u00e9tch\u00e9nie, j\u2019ai ma m\u00e8re l\u00e0-bas, elle va organiser une f\u00eate, tout le monde viendra \u2013 pr\u00e8s de 200 personnes. Et ensuite, je r\u00e9fl\u00e9chirai \u00e0 o\u00f9 vivre, quoi faire. Peut-\u00eatre que j\u2019irai faire des \u00e9tudes \u2013 de droit, ou de journalisme. Mais je n\u2019ai encore rien d\u00e9cid\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Views: 10<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Reconnue coupable de terrorisme, la Tch\u00e9tch\u00e8ne Zara Mourtazalieva vient de sortir de la prison o\u00f9 elle a pass\u00e9 neuf ans et d\u00e9nonce la violence de l&#8217;administration des camps \u00e0 l&#8217;encontre des prisonni\u00e8res en Russie.<br \/>\nViews: 10<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0,"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-550","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-reportages"],"views":1539,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/550","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=550"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/550\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":554,"href":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/550\/revisions\/554"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=550"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=550"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=550"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}<!-- WP Super Cache is installed but broken. 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