{"id":699,"date":"2012-06-12T18:59:54","date_gmt":"2012-06-12T15:59:54","guid":{"rendered":"http:\/\/www.waynakh.com\/fr\/?p=699"},"modified":"2012-10-21T19:08:29","modified_gmt":"2012-10-21T16:08:29","slug":"umarovy-umayevy-c-russie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.waynakh.com\/fr\/2012\/06\/12\/umarovy-umayevy-c-russie\/","title":{"rendered":"Umarovy &#038; Umayevy c. Russie"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les cas de la CEDH d&#8217;Umarovy c. Russie et Umayevy c. Russie (requ\u00eate no.2546\/08, 47354\/07).<\/span><!--more--><\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">..<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ffffff;\">.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">COUR EUROP\u00c9ENNE DES DROITS DE L\u2019HOMME<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">CEDH 248 (2012)<\/span><\/strong><br \/>\n<strong><span style=\"color: #000000;\"> 12.06.2012<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Communiqu\u00e9 du Greffier<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">La Russie n\u2019a pas expliqu\u00e9 la disparition de trois jeunes hommes au Daguestan et en Tch\u00e9tch\u00e9nie<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Dans ses arr\u00eats de chambre, non d\u00e9finitifs1, rendus ce jour dans les affaires Umarovy c. Russie (requ\u00eate no 2546\/08) et Umayevy c. Russie (requ\u00eate no 47354\/07) la Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme dit, \u00e0 l\u2019unanimit\u00e9, qu\u2019il y a eu :<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Violation de l\u2019article 2 (droit \u00e0 la vie) de la Convention europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme en ce qui concerne les disparitions de Ramazan Umarov, Vidzha Umayev et Timur Mezhidov,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Violation de l\u2019article 2 de la Convention en ce qui concerne le d\u00e9faut d\u2019enqu\u00eate sur les faits,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Violation de l\u2019article 3 (interdiction des traitements inhumains ou d\u00e9gradants) en ce qui concerne la souffrance morale des proches des disparus,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Violation de l\u2019article 5 (droit \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9) en ce qui concerne la d\u00e9tention non reconnue de Ramazan Umarov, Vidzha Umayev et Timur Mezhidov, et<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Violation de l\u2019article 13 (droit \u00e0 un recours effectif) combin\u00e9 avec l\u2019article 2 dans les deux affaires.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les affaires concernaient des disparitions all\u00e9gu\u00e9es de civils au Daguestan et en R\u00e9publique tch\u00e9tch\u00e8ne.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Principaux faits<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les requ\u00e9rants de la premi\u00e8re affaire, Zhamalat Umarov et Aysarat Umarova, sont des ressortissants russes n\u00e9s respectivement en 1936 et en 1972 et r\u00e9sidant \u00e0 Makhachkala (Daguestan). Ils sont le p\u00e8re et la soeur de Ramazan Umarov, n\u00e9 en 1974, qui, selon eux, se cachait depuis 2006 car il \u00e9tait harcel\u00e9 par la police apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 reconnu non coupable de d\u00e9tention ill\u00e9gale d\u2019armes \u00e0 feu. Il aurait \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 le 28 avril 2007 \u00e0 Makhachkala avec deux autres hommes dans l\u2019appartement o\u00f9 il se cachait. Les deux autres hommes auraient ensuite \u00e9t\u00e9 rel\u00e2ch\u00e9s et poursuivis pour d\u00e9tention ill\u00e9gale d\u2019armes \u00e0 feu. En revanche, Ramazan Umarov n\u2019aurait plus donn\u00e9 signe de vie depuis mai 2007, date \u00e0 laquelle son p\u00e8re serait parvenu \u00e0 lui parler au t\u00e9l\u00e9phone \u2013 alors qu\u2019il \u00e9tait apparemment d\u00e9tenu \u00e0 Gudermes (Tch\u00e9tch\u00e9nie) \u2013 et aurait \u00e9galement eu des contacts t\u00e9l\u00e9phoniques avec des individus qui lui demandaient de l\u2019argent en \u00e9change d\u2019informations sur le lieu o\u00f9 se trouvait son fils. Le 19 mai 2007, neuf jours apr\u00e8s que les requ\u00e9rants eurent signal\u00e9 aux autorit\u00e9s la disparition de leur proche, une enqu\u00eate officielle fut ouverte. Elle fut ensuite suspendue et reprise six fois, sans que les responsables de la disparition ne soient identifi\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les requ\u00e9rants de la deuxi\u00e8me affaire, Ra\u00efssa Umayeva et Akhmed Umayev, sont des ressortissants russes n\u00e9s respectivement en 1960 et en 1957 et r\u00e9sidant dans le village de Prigorodnoye (R\u00e9publique tch\u00e9tch\u00e8ne). Ils all\u00e9guaient que leur fils, Vidzha Umayev, n\u00e9 en 1982, et son oncle maternel, Timur Mezhidov, n\u00e9 en 1972, avaient \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9s le 14 juillet 2006 par trois militaires tch\u00e9tch\u00e8nes qui les avaient arr\u00eat\u00e9s sur un pont \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du village de Yarash-Mardy. Selon les d\u00e9clarations de Mme Umayeva, qui se serait trouv\u00e9e dans le v\u00e9hicule avec son fils et son fr\u00e8re, il aurait \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9 \u00e0 ses proches et \u00e0 elle-m\u00eame de descendre du v\u00e9hicule, puis les trois militaires auraient fait remonter les deux hommes dans le v\u00e9hicule, les y auraient rejoints et seraient partis avec eux. Mme Umayeva aurait tent\u00e9 de courir apr\u00e8s le v\u00e9hicule mais aurait d\u00fb s\u2019arr\u00eater \u00e0 un barrage. Les requ\u00e9rants auraient rapport\u00e9 l\u2019enl\u00e8vement aux autorit\u00e9s le jour m\u00eame puis auraient saisi plusieurs organes publics. Une enqu\u00eate officielle fut ouverte onze jours apr\u00e8s les faits. Elle fut ensuite suspendue et reprise. Elle est encore pendante au<\/span><span style=\"color: #000000;\"> jour de l\u2019arr\u00eat, et les responsables de la disparition n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s. Les requ\u00e9rants sont sans nouvelles de leurs proches depuis le 14 juillet 2006.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Griefs, proc\u00e9dure et composition de la Cour<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Tous les requ\u00e9rants all\u00e9guaient que des membres des forces de l\u2019ordre ou de l\u2019arm\u00e9e \u00e9taient responsables de la disparition et du d\u00e9c\u00e8s pr\u00e9sum\u00e9 de leurs proches et que les enqu\u00eates men\u00e9es sur les faits avaient \u00e9t\u00e9 insuffisantes. Ils invoquaient en particulier l\u2019article 2 (droit \u00e0 la vie), l\u2019article 3 (interdiction des traitements inhumains ou<\/span><span style=\"color: #000000;\"> d\u00e9gradants), l\u2019article 5 (droit \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9) et l\u2019article 13 (droit \u00e0 un recours effectif).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La requ\u00eate de l\u2019affaire Umarovy c. Russie a \u00e9t\u00e9 introduite devant la Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme le 18 d\u00e9cembre 2007 et celle de l\u2019affaire Umayevy c. Russie le 23 octobre 2007.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 rendu par une chambre de sept juges compos\u00e9e de :<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Nina Vaji\u0107 (Croatie), pr\u00e9sidente,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Anatoly Kovler (Russie),<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Elisabeth Steiner (Autriche),<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Khanlar Hajiyev (Azerba\u00efdjan),<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Julia Laffranque (Estonie),<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Linos-Alexandre Sicilianos (Gr\u00e8ce),<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> Erik M\u00f8se (Norv\u00e8ge), juges,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"> ainsi que de S\u00f8ren Nielsen, greffier de section.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong><span style=\"color: #000000; text-decoration: underline;\">D\u00e9cision de la Cour<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Article 2 (disparitions)<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Dans les deux affaires, la Cour parvient \u00e0 la conclusion que les proches des requ\u00e9rants doivent \u00eatre pr\u00e9sum\u00e9s d\u00e9c\u00e9d\u00e9s \u00e0 la suite de leur d\u00e9tention non reconnue par les agents de l\u2019Etat. En l\u2019absence de toute justification de l\u2019usage de la force l\u00e9tale, il y a eu violation de l\u2019article 2 \u00e0 l\u2019\u00e9gard de Ramazan Umarov, Vidzha Umayev et Timur Mezhidov.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Malgr\u00e9 les demandes de communication de l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des dossiers que lui a adress\u00e9es la Cour, le gouvernement russe n\u2019a transmis que quelques documents dans l\u2019affaire Umarovy et a refus\u00e9 de produire le moindre document dans l\u2019affaire Umayevy. La Cour estime pouvoir en conclure que les all\u00e9gations des requ\u00e9rants sont fond\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Dans l\u2019affaire Umarovy, ces all\u00e9gations sont \u00e9tay\u00e9es par de nombreux t\u00e9moignages, le Gouvernement ne les a pas contest\u00e9es, et il n\u2019a pas avanc\u00e9 d\u2019autre explication, sauf \u00e0 dire qu\u2019il n\u2019existait pas \u00ab d\u2019informations fiables quant \u00e0 l\u2019arrestation de Ramazan Umarov par des repr\u00e9sentants des autorit\u00e9s \u00bb. La Cour consid\u00e8re que lorsqu\u2019un individu est<\/span><span style=\"color: #000000;\"> d\u00e9tenu par des policiers non identifi\u00e9s, sans que cette d\u00e9tention ne soit reconnue, et qu\u2019ensuite il ne donne plus signe de vie pendant des ann\u00e9es, il y a lieu de consid\u00e9rer qu\u2019il est plausible qu\u2019il soit d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Le fait que Ramazan Umarov ne soit pas r\u00e9apparu et que l\u2019on n\u2019ait plus de nouvelles de lui depuis plus de quatre ans corrobore cette<\/span><span style=\"color: #000000;\"> pr\u00e9somption.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Dans l\u2019affaire Umayevy, le gouvernement russe n\u2019a contest\u00e9 aucune des all\u00e9gations factuelles des requ\u00e9rants. Il a simplement dit qu\u2019il \u00e9tait possible qu\u2019un militaire ait enlev\u00e9 leurs proches par app\u00e2t du gain. Cependant, aucun \u00e9l\u00e9ment ne vient \u00e9tayer cette supposition. De plus, il est notoire que le v\u00e9hicule des disparus a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 en plein jour par des hommes arm\u00e9s v\u00eatus de treillis camouflage. Leur nom ne figure dans aucun registre officiel de d\u00e9tenus et le Gouvernement n\u2019a fourni aucune explication quant \u00e0 ce qui avait pu advenir d\u2019eux apr\u00e8s leur arrestation.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Article 2 (enqu\u00eate)<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Dans les deux affaires, la Cour conclut que les autorit\u00e9s ont manqu\u00e9 \u00e0 mener une enqu\u00eate p\u00e9nale effective sur les circonstances ayant entour\u00e9 la disparition des proches des requ\u00e9rants, en violation du volet proc\u00e9dural de l\u2019article 2.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En particulier, les enqu\u00eates officielles ont \u00e9t\u00e9 ouvertes plus d\u2019une semaine apr\u00e8s que les requ\u00e9rants eurent signal\u00e9 la disparition de leurs proches aux autorit\u00e9s. De plus, plusieurs mesures d\u2019enqu\u00eate importantes, telles que la tenue d\u2019une parade d\u2019identification et l\u2019audition des t\u00e9moins-cl\u00e9, n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 prises, et les instructions donn\u00e9es par les procureurs pour qu\u2019il soit rem\u00e9di\u00e9 \u00e0 certains d\u00e9fauts des enqu\u00eates n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 suivies.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Article 3<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La Cour conclut \u00e0 une violation de l\u2019article 3 en ce qui concerne la souffrance morale subie par les requ\u00e9rants du fait de la disparition de leurs proches et du manquement de l\u2019Etat \u00e0 enqu\u00eater correctement sur les faits. Les requ\u00e9rants sont sans nouvelles de leurs proches depuis plus de quatre ans dans l\u2019affaire Umarovy et depuis plus de cinq ans dans l\u2019affaire Umayevy. Malgr\u00e9 leurs tentatives en ce sens, aucun d\u2019eux n\u2019a obtenu d\u2019explication ou d\u2019information plausible sur ce qu\u2019il \u00e9tait advenu des disparus.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Article 5<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La Cour conclut \u00e9galement que les proches des requ\u00e9rants ont fait l\u2019objet d\u2019une d\u00e9tention non reconnue, ne b\u00e9n\u00e9ficiant ainsi d\u2019aucune des garanties \u00e9nonc\u00e9es \u00e0 l\u2019article 5, ce qui constitue une violation particuli\u00e8rement grave du droit \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Article 13 combin\u00e9 avec l\u2019article 2<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les enqu\u00eates p\u00e9nales men\u00e9es sur la disparition et le d\u00e9c\u00e8s des proches des requ\u00e9rants ayant \u00e9t\u00e9 ineffectives, l\u2019effectivit\u00e9 de tout autre recours ayant pu exister s\u2019en est trouv\u00e9e an\u00e9antie. L\u2019Etat a donc manqu\u00e9 \u00e0 son obligation au titre de l\u2019article 13 de la Convention. Partant, il y a eu violation de l\u2019article 13 combin\u00e9 avec l\u2019article 2 dans les deux affaires.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">Satisfaction \u00e9quitable (article 41)<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Au titre de l\u2019article 41 (satisfaction \u00e9quitable) de la Convention, la Cour dit que la Russie doit verser \u00e0 Zhamalat Umarov et Aysarat Umarova, conjointement, 60 000 euros (EUR) pour dommage moral et, \u00e0 leur repr\u00e9sentant, 1 260 EUR pour frais et d\u00e9pens. Elle doit en outre verser \u00e0 Ra\u00efssa Umayeva et Akhmed Umayev, conjointement, 120 000 EUR pour dommage moral et, \u00e0 leur repr\u00e9sentant, 4 566,86 EUR pour frais et d\u00e9pens.<\/span><\/p>\n<p>Views: 1<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les cas de la CEDH d&#8217;Umarovy c. Russie et Umayevy c. 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