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Le 23 février: Une Journée Universelle dediée à la Tchéchénie

Ajouté par on Saturday, 23 February 2013.    1,285 views Aucun commentaire
Le 23 février: Une Journée Universelle dediée à la Tchéchénie

Le 23 février 1944, Staline ordonna la déportation de la population toute entière de la Tchéchénie et l’Ingoushie à l’Asie Centrale. Plus que la moitié des 500,000 personnes ainsi deportées sont morts en transite ou bien au cours des massacres commis par les troupes soviètiques. Ceux qui qui n’avaient pas péri dans les convois se trouvèrent menacés par la famine et la maladie qu’ils devaient subir pendant les impitoyables mois d’hiver en Siberie ou en Asie Centrale.

Dans l’èspace de quelques jours un people entier avait été éradiqué du sol de ses ancêtres. D’un jour au lendemain, la Tchéchénie et l’Ingoushie etaient dépouillées de leurs habitants indigènes et toute mention et réference à elles étaient totalement éffacés, soit des cartes ou des registres officiels, soit des encyclopédies. Finalement, en 2004, soixante ans après l’anniversaire de cet èvenement, le Parliament Européen passa une résolution reconnaissant cette catastrophie en tant que génocide.

Le 23 Fevrier est pourtant une date dont la plupart des gens ā travers le monde ne s’en rend même pas compte. Par consequent cette date nous invite ā la retenir dans notre memoire collective et c’est ainsi que World Chechnya Day tâche de la commémorer en faisant appel à :

Reconnaître la souffrance et le génocide infligés au peuple Tchèchène en tant qu’ils font partie d’un catastrophe humanitaire de dimention historique:

Payer nos respects à toutes les victims des déportations stalinistes.

Encourager à la compréhension du genocide du people Tchèchène comme un évenement de dimension historique et qui nous touche ā tous.

Veiller à ce que des crimes pareils; des crimes de racisme et de pérsecution, comme ceux qui avaient été commis au cours du génocide Tchèchène, ne puissent jamais se répéter soit en Europe soit ailleurs.

Prendre le temps à reflechir à d’autres atrocités qui se deroulent de nos jours.

Eduquer les générations à venir et les faire comprendre que le génocide du people Tchèchène a tant de leçons ā nous apprendre.

Affirmer notre engagement à nous opposer au racisme, à la persécution et au génocide lā òu ils puissant se trouver.

Appuyer ceux qui partagent nos aspirations communes āfin de mieux soutenir les ideàles de Justice, de sécurité, de dignité et de paix pour tous.

L’Histoire d’anniversaire:

Le 23 février 1944, l’Union Soviétique commença la déportation immédiate du peuple Tchéchène at du people Ingouche aux steppes de L’Asie Centrale. Au vrai fond de l’hiver ils devaient subir des éxécutions subites et un manque sévère de vivres : c’etait à vrai dire la sorte de solution aussi finale et brutale que celle qu’on imposait ailleurs en Europe aux Juifs. D’après la moindre estimation la moitié de ces réfugiés déracinés périrent ; Le vrai chiffre pourrait être même beaucoup plus élévé.

Vers le début du mois de Janvier 1944, des dizaines de milliers de troupes soviétiques commencèrent a arriver au petit pays montagneux et se deployèrent parmi les centres d’habitation ā travers la region. Le jour de l’Anniversaire de l’armée Rouge, le 23 février , à chaque ville ou village les hommes étaient convoqués à des reunions aux centres locaux des autorités soviètiques. Personne ne se soupçonna de la calamité qu’ils allèrent subir ; Tout le monde s’était présénté volontiers. Au lieu de commémorer la journée, on addressa à la foule un decret du Praesidium du Suprême Soviétique, qui les dénonça et les accusa de trahison et de collaboration avec l’énnemi et annonça la déportation totale du peuple Tchèchène et du people Ingoushe.

Il n’y eût jamais de témoignage à supporter la charge de collaboration avec les Nazis dont Staline alla s’en servir de pretexte pour se débarasser d’un peuple tout entier parcequ’il ne cessa de refuser à se soumettre à la volonté de Moscou. En effet L’avance de l’Armée Allemande se halta à la frontière Tchéchène et ne reussît jamais à la franchir. De plus, le nombre de médailles et de décorations militaires accordées aux soldats Tchéchènes, et qui les avaient meriter par leurs actions vaillantes au cours des combats principaux de la deuxième guerre mondiale, depassait leur représentation proportionnelle au sein de l’armée soviétique. Mais finalement, même ces soldats n’ont pas été épargnés : ils ont aussi été arrachés ā l’armée soviètique et déportés aux camps d’infiltration de l’Asie Centrale.

A chaque ville les camions Studebaker (prêtés par les Etats Unis à son allié de la guerre ) ramassa sous la menace des armes, son chargement d’hommes, de femmes et d’enfants Tchéchènes. Les camions transportèrent leur charges à la gare la plus proche òu on les entassait dans des wagons à bestiaux , sans provisions et insuffisamment habillés. Ceux qui habitaient à la Montagne étaient obligés de descendre vers les plaines. Les traînards étaient fusillés comme ceux qui tentaient de resister. Les femmes enceintes, les vieillards et d’autres qu’on considerait qu’ils exigeraient plus d’effort étaient tués. Il y a du témoignage attesté qui raconte comment 700 femmes et enfants ainsi que des personnes âgées étaient morts à vif au village de Khaibakh. Des massacres pareils se produirent ailleurs ā travers la Tchéchènie et les Aûls (les villages montagneux) souvent couvaient pendant des semaines entières.

Au cours de quelques jours avec une éfficacité impitoyable, un people tout entier a été éradiqué de sa terre natale. D’un jour ā l’autre la Tchéchènie et l’Ingouche étaient dépeuplés ; les cartographes devaient rayer toute réference ā eux soit dans les cartes officielles, les registres ou les encyclopédies comme s’ils n’avaient jamais éxister.

Le 29 Fevrier Lavrenti Beria, Chef de la sécurité, dût écrire à Staline:

Je vous rapporte les resultants de l’opération de relocaliser les Tchéchènes et les Ingouches. La relocalisation commença le 23 Fevrier et dans la majorité des locationts ā l’éxception des populations habitant les montagnes les plus inaccessibles….. 478,479 personnes ont été évacuées y inclus 91,250 Ingouches et ils etaient tous entasses dans les wagons de 180 trains dont 159 sont dejā arrivés ā leurs nouvelles destinations“.

Pour un demi million de Tchéchenes et Ingouches s’embarquant a cette effroyable odyssée à travers une toundra glaciale ils ne firent que commencer leur supplice. Les convois scellés étaient borrés d’hommes,de femmes et d’enfants, tous gêlés subissant aux conditions les plus atroces, sans toilettes, ni aucun moyen de se laver ou de se nettoyer. La Typhoîde ne tarda pas à se manifester tuant des tas de personnes dans des scenes qui devaient ressember à d’autres à Buchenwald ou à Auscwitz. N’ayant que très de nourriture les faibles et les malades etaient tués par la faim et le froid presqu’immédiatement. Partout òu les trains s’arrêtèrent au cours de leur voyage on traita ces malheureux passagers avec mépris et cruauté, car les autorités ne cessèrent de dire à tout le monde qu’ils étaient des traitres qu’on devait punir parce qu’ils avaient collaborer avec l’énnemi.

A l’une des gares Dimitri Gulia, un éducateur Abkhazien bien-connu fit temoignage d’une scène évoquant un désespoir suréel:

une scène incroyable: un train extrêmement long…bourré de gens qui avaient la mine des montagnards Caucasiens. On les envoyait vers l’Est quelque part, il y avait des femmes, des enfants, des personnes âgées, et tout le monde avait l’air si triste, si abbatu et si desolé… C’etait les Tchéchènes et les Ingouches qui voyageaient contre leur volonté. On était en train de les déporter. Ils avaient ‘commis de graves crimes contre la patrie

On fouillait souvent dans les wagons pour ramasser les cadavers qu’on voulait jeter carrément du train. Pour éviter que leurs proches subisent ce sort, les Tchéchènes tâchaient à les déguiser ou à les cacher morts car ils gardaient souvent l’espoir de pouvoir les enterrer en musulmans d’àpres les coutumes de leur religion. Après plusieurs semaines, à leur arrivée, les Tchéchènes étaient dispérsés aux quatres coins du Kazakhstan, d’Uzbekhstan et du Kyrgystan. A peine la majorité des deportés arrivèrent à trouver quelque abri ou de quoi se nourrir. On les laissait déracinés, à se debrouiller tout seuls dans des lieux tout à fait désolés.

Un historien à l’université de Moscou devait écrire deux décennies plus tard:

“…le coup le plus effrayant et le plus irréparable contre le people Tchéchène et le peuple Ingouche était frappé au cours de ces premiers deux ou trois ans, quand la faim et les maladies les plus épouvantables les obligeaient à enterrer des milliers de membres de leur tribus aux steppes de l’Asie Centrale

Dans les années à suivre des milliers de deportés devaient mourir en exile, à cause de la pneumonie et du faim. C’était un époque tenebreux dans l’histoire tumultueuse des Tchéchènes, qui avaient dejà souffert du milieu du 19ème siècle, au cours de longues guerres contre la puissance militaire de l’Empire Russe et qui devaient maintenant subir un exile qui allait briser tant de familles et les séparer les uns des autres.

Les deportés en effet vivaient dans des larges colonies penitentiaries òu les moindres transgressions étaient punis par l’emprisonnement ou les travaux forcés. Cependant l’écrivain et dissident Alexandre Solzhenitsyn allait ainsi décrire dans son livre Le Goulag Archipel la volonté et l’ésprit indomptable des Tchéchènes.

Il y avait une seule nation qui ne voulait jamais cèder, qui ne pouvait acquerir les habitutudes mentales de la soumission –pas seulement les rebelles parmi eux mais c’était pareil pour n’importe lequel parmi eux. Ceux-ci étaient les Tchéchènes….Je dirais même que de tous les exilés et les déportés seuls les Tchéchenes se montraient indomptables. Ils étaient arrachés à leur pays natal par l’infamie et le mensonge et dorénavant ils ne croyaient plus à rien….Les Tchéchènes ne cherchaient jamais à plaire ni à s’insinuer dans les bonnes grâces de leurs patrons; leur attitude était toujours fière; à voire hostile… et voilà ce qui était extraordinaire; tout le monde avait peur d’eux. Personne ne pouvait les êmpecher de vivre comme bon leur semblait. Le Regime (Soviètique) qui gouvernait le pays pendant une trentaine d’années n’arrivait pas à les faire respecter ses lois“.

Les Conditions dans lesquelles vivaient les Tchéchénes demeurèrent atroces jusqu’après la mort de Staline en 1953. Peu après les Tchéchènes commencèrent à faire des représentations auprès des autorités à Moscou pour obtenir la permission de rentrer à leur pays: En effet petit à petit ils commencèrent à rentrer chez eux. En 1956, au vingtième congrès du parti communiste Nikita Khrushchev finît par reconnaitre officièllement le tort porté aux Tchéchènes et aux autres peuples lors de leurs déportations. Ce qui commença en filet d’eau devînt d’emblée un torreau et en dépit de tous les efforts exercés par les autorités, on ne pouvait empêcher les Tchéchènes de rentrer chez eux et souvent tout en rapportant avec eux les os de leurs proches afin de les enterer dans leurs cimitières Tchéchènes.

Mais leur vie ne retourna jamais à ce qu’elle était en 1944. Le mal des déportations devait survivre dans leurs souvenirs de la pauvreté, des maladies, et de l’amertume née de tant de souffrances. En rentrant chez eux les Tchéchènes trouvèrent que leurs maisons étaient distribuées à des colons Russes ou Daghestanais aux quels ils dûrent souvent les racheter ; peu d’entre eux en furent capables.

Les déportations ne répresentèrent pas seulement une tragedie personnelle pour chaque Tchéchène mais aussi une catastrophe collective pour tout le peuple Tchéchène. Tant d’ Aûls étaient tombés en ruine et devinrent inhabitables, obligeant la majorité des Tchéchènes à vivre sur les plaines et cela pour la premiere fois au cours de leur histoire alla changer irrévocablement leur mode de vie montagnarde. En plus la perte de vie parmi les personnes âgées interrompèrent une riche tradition orale qui remontait à plusieurs siecles, ainsi infligeant énormément de tort au patrimoine Tchéchène.

Le traumatisme et les perturbations qu’avaient dû subir les Tchéchènes lors de leur génocide et les souffrances qui les suivirent ne peuvent être exagérer et leurs souvenirs pénibles sont très fortement ressentis par le people Tchéchène même de nos jours.

Une Journée Universelle dediée à la Tchéchénie
www.worldchechnyaday.org

*Pour mieux vous informer sur World Chechnya Day, ou pour savoir comment vous pouvez aider veillez visiter:

www.worldchechnyaday.org

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